Vincent, entrepreneur

Rencontre avec l’un des co-fondateurs de Bookinou, LA conteuse éducative et familiale pour les enfants de 2 à 7 ans. Bookinou a le soutien du Ministère de l’Education nationale dans le cadre du dispositif Édu-Up.

Quel type d’élève étais-tu ?
J’étais un élève très assidu et plutôt rigolo. J’aimais bien faire rire les petits camarades, sans être jamais effronté bien sûr 😉

Si tu avais une baguette magique, comment t’en servirais-tu ?
Comme dans le film Phénomène avec John Travolta, j’aimerai me donner des super pouvoirs pour apprendre et mémoriser énormément de choses très rapidement. Derrière ce fantasme, je me dis qu’avoir des capacités hors-norme nous permettrait de progresser encore plus vite chez Bookinou !

Si tu pouvais parler une heure avec le ministre de l’Éducation nationale, que lui dirais-tu ?
Bonne question ! Je ne pense pas avoir de leçons à donner au ministre sur comment devrait fonctionner l’Education nationale parce qu’il y a des enjeux inouïs qu’on ignore. Je chercherai plutôt à apprendre de lui et à comprendre sa vision pour l’éducation de demain.

Qu’est-ce que la crise du Covid a changé pour l’éducation ?
D’un seul coup, on a fait un saut incroyable dans le numérique alors que cela aurait dû prendre plusieurs années… Cela a permis de dédiaboliser les outils numériques tant auprès des enseignants que des parents. Avec la classe à la maison, il y a eu une prise de conscience des parents sur ce qu’est le métier d’enseignant. Ils ont vécu un “Vis ma vie de prof” pendant plusieurs mois et cela a sûrement changé leur vision des enseignants (vs. image diffusée par les médias) et leur relation avec eux.

Qu’est-ce qui doit encore changer dans l’éducation ?
Il y a encore des efforts à faire dans l’interaction entre le monde de l’enseignement et les start-ups. L’écosystème n’est pas facile à comprendre, les circuits de prise de décisions sont complexes. On s’est tous cassé les dents dessus. On comprend la notion d’expérimentation, mais pas c’est pas facile à vivre car on oppose un temps long à une réalité économique court terme. Cependant, c’est en progrès : il y a par exemple l’initiative Passerelles avec la Banque des Territoires et Makesense qui aide les start-up Edtech à se lancer ! 

Tu travailles dans la EdTech. Est-ce que tu n’as jamais voulu toi-même être prof ? Si oui, pourquoi ne pas l’être devenu ?
Si… et j’ai même eu quelques expériences d’enseignement : j’ai été prof de sport et j’ai donné des cours de soutien scolaire. Cela m’a plu, j’aime bien l’idée de transmettre. Mais ça semblait très engageant alors que je préfère la liberté de pouvoir choisir et changer de métier souvent.

Quel est ton plus gros challenge en tant qu’entrepreneur ?
Le recrutement, pouvoir constituer la meilleure équipe qui soit. On est 10 actuellement chez Bookinou et on a plein de nouveaux projets en tête, donc on a besoin de recruter !

Une petite victoire dont tu es fier ?
Nous allons bientôt produire nos propres contenus audio Bookinou avec des éditeurs. C’est grisant de créer dans le domaine culturel ! J’ai une petite expérience dans la production de spectacle. A l’école de commerce EM Grenoble, on avait créé avec des copains un festival de musique : pour participer au festival, on demandait aux gens d’acheter un ticket d’entrée avec des denrées alimentaires. J’ai des souvenirs incroyables. 

Qu’est-ce que tu ne voudrais pas que les gens avec qui tu travailles découvrent ?
J’avoue qu’il m’est arrivé d’acheter des produits concurrents pour les tester et de les planquer ensuite pour ne pas que mes enfants les utilisent sous mon nez 😉

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