Promouvoir la diversité et l’inclusion dans les leçons de Lalilo

Le principal objectif de Lalilo est de développer les compétences de lecture, d’utilisation et de compréhension du français, mais les leçons proposées aux élèves sont aussi l’occasion de leur présenter un contenu pédagogique qui promeut la diversité et l’inclusion. Pour atteindre cet objectif, nous sommes particulièrement attentifs aux messages véhiculés par les exercices et illustrations que voient les élèves.

Notre volonté est de présenter des contenus diversifiés qui reflètent les points de vue de tous les élèves, enseignants et familles qui utilisent Lalilo. Les élèves doivent pouvoir se reconnaître, ainsi qu’être exposés à d’autres groupes auxquels ils n’ont peut-être pas accès dans leur vie quotidienne. Cela est d’autant plus nécessaire que les représentations des humains dans tous les supports qui entourent les enfants (et les plus grands) restent imprégnées de stéréotypes et ne reflètent pas la diversité des profils que l’on trouve dans la société, et cela peut amener à un rejet de celui qui est perçu comme “différent”, et à du harcèlement scolaire.

À titre d’exemple, en 2022 la télévision française ne représentaient que 15% de personnes perçues comme “non-blanches”, et les personnes porteuses de handicap n’ont été représentées qu’à hauteur de 1% (avec 60% de personnes blanches et 75% d’hommes), alors que même que près de 20% de la population française a un handicap (source : Arcom).

Les représentations usuelles du handicap sont d’ailleurs souvent lacunaires, voire nuisibles. Dans les contes traditionnels, que les enfants entendent dès leur plus jeune âge, les personnages handicapés tiennent un rôle de méchant (le Capitain Crochet dans Peter Pan), servent de ressort comique parfois infantilisé (les sept nains dans Blanche Neige), ou doivent surmonter leur différence physique et devenir comme les autres pour être heureux (la Bête dans La Belle et la Bête).

Mise en place dans Lalilo

Nous avons donc à cœur de proposer aux élèves une plus grande diversité, et surtout des représentations positives et exemptes de stéréotypes.

La conception du contenu pédagogique est d’ailleurs envisagées à travers le prisme de l’intersectionnalité, définie comme la “prise en compte du cumul de plusieurs facteurs d’inégalité ou de discrimination, généralement l’assignation à une origine raciale ou ethnique supposée, l’identité sexuelle et le milieu social” (Larousse).

Quelques exemples :

  • L’histoire Nour et les reptiles marins, narrée par une jeune paléontologue, Nour, qui travaille au Muséum d’histoire naturelle. Ce personnage permet d’aller à l’encontre de la représentation habituelle d’un scientifique homme et blanc, en dépeignant une femme scientifique qui porte un prénom arabe.
  • Dans cet exercice, la personne représentée est un homme noir et aveugle. Son handicap n’est pas mentionné, ce qui fait partie des bonnes pratiques dans la représentation du handicap — on montre ici une personne qui pratique une activité de la vie de tous les jours, qui occupe l’espace public, et il se trouve qu’elle est aveugle. La prise en compte de l’intersectionnalité réside ici dans la représentation d’une personne noire et qui a un handicap.
  • Ici l’élève doit identifier le mot “père”, qui est représenté par un homme non blanc, et surtout non accompagné. Cela permet à un plus grand nombre d’élèves de pouvoir y reconnaître leur propre situation familiale, car ils peuvent imaginer que ce père est en couple (avec une femme ou avec un homme), ou bien célibataire ou même veuf.

De plus, avant sa publication chaque leçon est relue par au moins une autre membre de l’équipe pédagogique. Au-delà des éventuels ajustements propres à l’objectif pédagogique de la leçon, c’est pour nous l’occasion de contrebalancer les biais inévitables de chacun et de s’assurer que tous les élèves peuvent se reconnaître ou reconnaître leurs pairs dans Lalilo.

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